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Philippe Gelain
A l'instar des maîtres Vénitiens, qui furent attentifs à
la lumière qui touche l'objet et s'écoule, Philippe Gelain
observe le "phénomène lumineux". Pour ces enfants
d'un univers issu de la création originelle, peindre, c'était
reproduire le geste créateur initial, donner vie à des formes
dans et par la lumière, réincarner la stature sur le tableau.
C'est dans ce premier temps du souvenir du traitement de la lumière,
que Philippe Gelain considère le travail du dessin : souvenir d'un
ordre préexistant au possible re-déroulement du temps observé
où vient s'écouler la lumière.
Dessiner c'est donc aussi dérouler.
Réincarner la stature deviendra donc l'énoncer. Le trait avait,
en contrepoint du champs lumineux, accompagné la forme; or il lui
faut chercher l'énoncé, non l'informé, il lui faut
constituer, non confirmer. C'est au trait, ainsi mis en projet, qu'il reviendra
de manger la lumière.
Ce travail est une affaire de Dessin.
Der graphische Versuch ständig wechselnde Lichtfelder zu representieren,
sie wie Momentaufnahmen zu fixieren, daran arbeitet Philippe Gelain.
Wie ein Schmetterlingsjäger erhascht er flüchtige Lichtblicke
- Zeugen einer subtielen Alchiemie.
Seine manchmal fein kolorierten, meist aber schwarz weißen Zeichnungen
lassen Körperfragmente aus dem Schatten treten, erinnern uns an Licht
das den Körper durchdringt, transentiert. |
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Philippe Gelain
est né en 1957, il vit et travaille à Vernon.
Il dessine depuis 1981, en particulier d'après modèle vivant,
et participe à plusieurs ateliers d'expression plastique. |